compétences professionnelles nécessaires aux jeunes vétérinaires

Les 4 compétences professionnelles nécessaires aux jeunes vétérinaires (d’après eux !)

Les conditions actuelles du marché de l’emploi vétérinaire poussent à réfléchir sur la manière de retenir les vétérinaires dans la profession. La première expérience professionnelle va commencer à construire le rapport du jeune vétérinaire à son travail. Si ces premières expériences sont décevantes ou inadaptées, le jeune vétérinaire peut être amené à reconsidérer sa place dans la profession. Ainsi, faciliter et accompagner la transition de l’école à la pratique constitue un levier puissant permettant à ces jeunes vétérinaires de commencer leur vie professionnelle sur le bon pied !

Certaines valeurs et aptitudes professionnelles semblent plus importantes que d’autres aux yeux de ces jeunes praticiens. Afin de faciliter l’arrivée en clinique, il est intéressant de les aider à développer ces compétences essentielles. Voyons ça de plus près !

Instaurer une relation de confiance avec le propriétaire

Être capable d’instaurer une relation de confiance basée sur le respect mutuel est LA compétence essentielle d’après 80% des jeunes vétérinaires. Le propriétaire est la personne avec laquelle le vétérinaire sera amené à communiquer concernant l’état de santé de son animal. Obtenir son consentement et son adhésion à pratiquer des soins nécessite l’existence préalable d’une relation de confiance, primordiale à l’établissement du contrat de soins.

Trouver sa place dans l'équipe médicale

La capacité à traiter tous les membres de l’équipe médicale avec respect ainsi qu’à gagner leur confiance et leur respect est perçu comme la 2nde priorité pour les jeunes vétérinaires. La gestion de conflit est également souvent citée comme un élément fondamental mais non moins difficile pour les jeunes praticiens. Ils rapportent souvent un manque de préparation et se sentent régulièrement démunis en cas de situation conflictuelle.

La faculté à écouter

La faculté à écouter est perçue comme une compétence essentielle chez 2/3 des jeunes vétérinaires. Ecouter les propriétaires mais aussi écouter les membres de l’équipe participe à l’instauration d’une relation de confiance et constitue l’une des bases d’une communication saine. Pourtant, dans les journées bien remplies d’un vétérinaire, écouter pourrait parfois être relégué au second plan. Pratiquer l’écoute active est un art qui se travaille, notamment afin de pouvoir en être capable dans les moments de rush et de stress.

Connaître ses limites et être capable de demander de l'aide

Plus d’un jeune vétérinaire sur deux considère que connaître ses limites et être capable de demander de l’aide est une compétence essentielle. L’honnêteté arrive également dans le top 8 des compétences essentielles. Ces facultés s’inscrivent plus globalement dans la possibilité de développer une éthique professionnelle adaptée. L’existence d’un mentor, véritable modèle, mais également d’un réseau bienveillant et compétent afin de répondre à ces questions, participera au développement harmonieux de ces compétences.

Sur quelles compétences professionnelles miser le plus pour répondre aux besoins des jeunes vétérinaires ?

Les compétences professionnelles les plus importantes pour une transition à la pratique réussie seraient :

Un autre sujet considéré comme vitale à cette étape de la vie professionnelle est l’apprentissage du « self-care ». En particulier, la prévention du burn-out et de la fatigue compassionnelle, l’apprentissage de techniques pour contrer le stress, l’encouragement à demander de l’aide et enfin le développement de l’identité personnelle sont des éléments mis en lumière.

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Top 10 des compétences personnelles, inter-personnelles et professionnelles considérées comme essentielles chez les jeunes vétérinaires, d'après un échantillon de jeunes vétérinaires et d'employeurs vétérinaires (Schull et al. 2017).

Les jeunes diplômés se sentent le moins préparés à travailler avec des clients présentant des difficultés financières et à gérer les conflits.

De nombreuses études montrent une corrélation entre les éléments cités et le taux d’épuisement professionnel, lui-même favorisant des arrêts (temporaires ou définitifs) de pratiquer en clinique. Une plus grande préparation des jeunes diplômés aux challenges qu’ils vont rencontrer en début de pratique, et un meilleur accompagnement des premières étapes de la vie professionnelle semblent donc être un sujet de réflexion essentiel !

Elodie Vinet
Elodie Vinet
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